Quelques nouvelles marques tentent aujourd'hui de remettre à l'honneur la fabrication en Europe de vêtements casual haut de gamme. Quitte à payer relativement cher, autant en effet que cela se justifie par des salaires corrects et une qualité supérieure . En Angleterre, Albam s'inscrit depuis trois ans dans ce mouvement. Leur boutique de Soho m'avait franchement impressionné. Coupes impeccables, classiques de garde-robe masculine, "crafted in England" aussi souvent que possible, à défaut, Italie, Portugal, Etats-Unis. Des chaussures de Northampton, des accessoires simples et élégants. J'aime. Cliquez sur le lien pour visiter leur site
Sortie du samedi matin, des couloirs de métro vides dans la ligne 13 (wtf???), quelques achats à St Lazare, et la toujours surprenante avenue de St Ouen.
Dans la deuxième partie des années 90, Jon Spencer était le rock. Un look et une gueule impeccables, un power trio tellurique, des chansons sans faux col, une voix caverneuse, des lives ébouriffants. Pas passéiste pour autant, avec un groove féroce, une production parfois confiée à Dan the Automator, ou un album de remixes qui figure en bonne place dans leur discographie. Pendant quelques années, Jon Spencer et son Blues Explosion ont été une des rares raisons de ne pas désespérer du rock. Jetez un coup d'oeil à la dernière vidéo, les dernières minutes surtout, passage épique sur Canal +, dans NPA époque Devoise et Vecchi. La classe.
Pour sa 4ème édition, le Salon du Vintage s’installe dans un hôtel particulier de trois étages au cœur du quartier emblématique de St Germain des Prés. Pour cette occasion plus de 50 exposants de mode, d’accessoires et de mobiliers qui proposeront leur sélection des meilleures pièces Vintage. Rendez-vous le Samedi 14 et le Dimanche 15 Novembre 2009. Plus de renseignements sur http://www.salonduvintage.com/ Merci Fred pour les places, j'ai hate !
Le génial et féroce peintre belge James Ensor est exposé du 20 octobre au 10 février au musée d'Orsay. On a eu la chance de voir cette exposition dans ses derniers jours au Moma il y a deux mois. L'occasion de découvrir la peinture unique, colorée et expressive de ce peintre, mais aussi ses moins connues caricatures, à l'humour corrosif...Une des plus chouettes expos de cette année!
A l'occasion d'un dîner improvisé et foutrement réussi, j'ai eu l'occasion pour la première fois de ma vie de partager mon affection pour certaines chansons de Glen Campbell. Pas n'importe lesquelles, celles écrites par le fameux Jimmy Webb. Glen Campbell est un brave type à la voix d'or, un de ceux que la country charrie à la pelle. Mais à la fin des années 60, il a un brelan d'as dans la manche: les chansons d'un petit génie du songwriting, qui a connu ses premiers succès un peu plus tôt avec les 5th Dimension. Jimmy Webb écrit pour Campbell successivement By the Time I get to Phoenix (un des titres les plus joués par les radios US depuis la guerre) , Wichita Lineman, et Galveston, soit trois morceaux éternels et foudroyants, qui le font entrer au panthéon des songwriters. Il compose à la même période pour l'acteur Richard Harris un titre épique et déchirant, MacArthur Park, qui sera repris plus tard par Diana Ross. Il a d'ailleurs composé et produit un album entier pour les Supremes. Bardé de titres de gloires et de récompenses comme un maréchal soviétique, il est un parfait inconnu en France, où en général on se tamponne de savoir qui est l'auteur derrière les chansons (la preuve, Claude François ou Johnny).
Pour les geeks, je note que les Boo Radleys sur leur ultime album avaient intitulé un de leurs titres "Jimmy Webb is God", et que By the time I get to Arizona est clin d'oeil explicite de Public Enemy au grand Jimmy.
Ci-après, ce qui ressemble plus ou moins à un best of. J'ai inclus la reprise par R.E.M. de Wichita Lineman plutôt que la version originale de Glen Campbell, ce qui fait de moi un traître. Mais j'en avais envie.