jeudi 27 novembre 2014

Afrique du Sud: Le Cap

Dernier jour. On est un peu dégoûté. 

On a réussi à tout rentrer dans les valises, même la tête d'antilope.
On quitte la Cape Oasis Guesthouse, où l'on s'est quand même bien plu, en dépit de la légère odeur de marais qui flotte en permanence (il y a effectivement un marais juste derrière, avec des tonnes d'oiseaux très bruyants mais je crois vous l'avoir déjà dit).

Gunther, le proprio, nous explique que ce serait sympa de lui laisser une bonne appréciation en ligne sur booking parce qu'il y a peu, il est tombé sur un tordu qui n'est resté qu'une nuit et l'a dégommé sous prétexte que c'était pas dans le centre de la ville.

Il fait gris ce matin, on doit donc renoncer à grimper à la Table Mountain. C'est décevant mais on va trouver à s'occuper, c'est pas un problème. 
Gunther nous dit qu'il serait surpris que le temps reste comme ça. Selon lui, soit il pleut, soit ça finit par se dégager mais il ne fait jamais un temps grisâtre ici. On doute un peu ce matin mais il nous dit "vous verrez".

Et de fait, on va bien remplir la journée. 
Remarque: c'est vraiment génial de voler de nuit, du coup les journées de l'arrivée et du retour sont optimisées, on ne perd pas de temps.

On va profiter de cette grisaille relative pour visiter l'extraordinaire musée du District 6. 
Le District 6, pas loin du centre, était un quartier de brassage culturel, où immigrants et noirs vivaient côte à côte.
Lors de la mise en place de la ségrégation spatiale de l'Apartheid, il a été classé comme quartier blanc et à ce titre, tous ses habitants ont été forcé de déménager, ils ont presque tout détruit et remplacé la population.
Les anciens habitants ont été obligé de déménager en fonction de leur "couleur" dans les "flats", les townships situés très loin du centre qui leur ont été assignés. 
C'est toute l'histoire de ce quartier avant sa destruction qui est raconté dans ce musée. A la caisse ou pour renseigner les gens, d'anciens habitants. 
Pour résumer, ça ferait chialer Chuck Norris ce truc. A voir absolument.
Ca ne nous coupe pas la faim pour autant et à la sortie, on se met en recherche d'un resto.
On finit par tomber sur le Bread, Milk & Honey, près du Parlement et de Company's Garden. Un délice, le truc. Genre un peu bio machin, à moitié en libre service, des plats à tomber, des boissons maison à se damner. A faire aussi (et même pas cher).

Petite promenade digestive dans le quartier, le Parlement, les Jardins de la Compagnie des Indes, très chouette. La particularité de l'Afrique du Sud, c'est qu'il y a une capitale administrative, Pretoria, mais que Cape Town est la capitale législative et judiciaire. Ca doit pas être facile tous les jours.
Le centre est grouillant de vie en tout cas. 

A défaut d'avoir pu se faire le coucher de soleil depuis là haut, on se décide à aller jeter un coup d'oeil à Signal Hill. On y est très vite. La route est très courte, un peu impressionnante à la fin car le vide est juste là. En haut, plein de gens qui font du parapente, le cadre est dingo, ça doit être quelque chose, sauter vers l'océan, un demi-tour et hop, la montagne.
Ah oui, on ne vous a pas dit mais le Gunther avait raison, ça s'est dégagé...Il reste un ou deux nuages qui s'accrochent à la Table Mountain mais ils ne résistent pas longtemps.
On redescend ensuite pour une dernière visite: l'Aquarium des Deux Océans.
Bon, ben c'est pas mal du tout. Y a même des requins (pas d'immenses, hein). On rigole bien avec le bocal à Némo.
C'est très pédagogique, y a des gars qui sont là avec leurs pipettes et leurs microscopes pour vous faire observer des trucs chelous de près. Y a même tout une partie pour les enfants. Enfin, les enfants c'est nous. A l'entrée, on vous colle un tampon sur le poignet, avec de l'encre qui se voit sous les lumières bleues. Ce sont des animaux. Evidemment, Géraldine veut un requin donc on repasse trois fois (parce qu'en plus, le tampon n'est pas assez net).

A la sortie, il nous reste encore un peu de temps, qu'on consacre à explorer un peu le Food Market du Waterfront (je parle comme JCVD). Ca sent bon partout, on a envie de tout goûter. J'opte pour des samossas et Géraldine pour une boerwors délicieuse. Ah la vache, ça va nous manquer un peu, tout ça.

Et de fait, il est temps d'aller à l'aéroport. On fait ça like a boss, on connaît la route presque par coeur. Retour de la voiture sans aucun souci.

Un tour au duty free, deux bouteilles de rouge, un peu de bouffe, une dernière Black Label et voilà, c'est fini.

Souvent, les gens nous ont demandé ce qu'on allait voir là-bas, à part le Cap. Effectivement, ce n'est pas la partie la plus touristique du pays mais ceux qui le connaissent bien savent qu'il vaut carrément le voyage, surtout à cette période de l'année, avec la floraison dans le Namaqualand.

C'est sûrement moins glamour que les grands animaux mais ça nous a tout autant plus que notre séjour précédent. Avec en gros plus, une ville du Cap qui ressemble (pour peu qu'on ait un peu les moyens) à un paradis sur terre.

Evidemment, on n'a qu'une hâte: y retourner. Le signe ultime qu'on ne s'est pas planté.


Cliquez sur la 1ère photo pour les voir en meilleure qualité ;)